Aluminium responsable : diminution de la consommation d’énergie à l’Usine Alma

Sur la photo: Martin Larouche – superviseur, Charles Brassard – ingénieur, Pascal Tremblay – opérateur, Michel Gauthier – formateur, Claude Gilbert – Technicien, Marc-André Gaudreault – technicien, ont contribué à la réalisation du  projet de gestion des RCM-RCDL.

Produire de l’aluminium implique de consommer de l’énergie. Engagés à diminuer l’impact environnemental de ses opérations, Rio Tinto et les employés qui y œuvrent se mobilisent pour adopter des pratiques écoresponsables. Depuis le printemps dernier, la consommation d’énergie des cuves de l’Usine Alma diminue tout en maintenant le niveau de productivité, ce qui représente une importante avancée.

«  L’un de nos objectifs, c’est que nos salles de cuves génèrent moins d’émission pour produire un métal toujours plus vert en réduisant la consommation d’énergie », explique Pierre-Albert Beaudet, surveillant de procédé électrolyse, Services techniques.

L’Usine Alma s’est donné les moyens d’y parvenir en reconsidérant ses façons de faire. « Nous avons agrandi les anodes tout en augmentant simultanément l’ampérage des cuves, ce qui a eu pour effet de diminuer la consommation d’énergie », précise M. Beaudet

Cette démarche a eu l’effet escompté, puisque les données parlent d’elles-mêmes. La stabilité des cuves est notable. « Nous avons obtenu de bons résultats. En plus de constituer une économie en termes de coûts, abaisser la consommation d’énergie représente un net avantage d’un point de vue environnemental », poursuit-il.

La transition d’anodes de format 1550 au format 1650 et l’augmentation de l’ampérage se sont opérées en parallèle. « Avant ce changement, par leur design, nos technologies ne nous permettaient pas d’accroître l’ampérage des cuves », dit M. Beaudet.

L’augmentation de l’ampérage était conditionnelle à ce que le niveau d’énergie dans les cuves ne soit pas trop élevé. « Quand il y a trop d’énergie, les cuves s’usent prématurément et il y a un risque qu’elles percent. Personne ne veut ça », exprime Pascal Tremblay, opérateur.

La manière d’administrer de l’énergie aux cuves a été revue. « Le rôle de l’opérateur dédié est de voir à la stabilité de la cuve. Nous avons encadré la façon de donner l’énergie pour que cette manœuvre ait lieu au bon moment, selon les besoins, ce qui nécessite un suivi plus rigoureux, » mentionne Marc-André Gaudreault, technicien.

Pour supporter les opérateurs dédiés, le COA a créé des rappels pour les contrôles à faire sur les cuves. « Ces alertes nous ont aidés à mieux gérer l’énergie dans les cuves pour éviter de se retrouver avec des cuves chaudes, ce qui est un problème », fait valoir M. Tremblay.

Pour améliorer les performances des cuves, un projet de gestion des RCM-RCDL, un traitement annuel de résistance effectué par l’opérateur, a été mis en place. « Ces traitements additionnels ont toujours eu lieu, mais c’était la première fois que nous faisions un projet qui visait à en faire la meilleure utilisation possible », ajoute M. Gaudreault.

Claude Gilbert, technicien, souligne que ces changements ont sollicité les capacités d’adaptation des travailleurs qui ont fait preuve d’une grande ouverture.

« Ces changements ont donné lieu à des discussions et à des échanges constructifs. L’ensemble des équipes a été rencontré de manière à expliquer la démarche. Tous et toutes ont compris le bien-fondé de l’exercice », confirme Ghislain Roy, surveillant principal du côté de l’opération.

Le travail concerté se poursuit à l’Usine Alma. Grâce à la collaboration exemplaire des employé(e)s, la consommation d’énergie dans les cuves est appelée à diminuer encore davantage afin de produire de l’aluminium toujours plus vert.

 

 

Sur la photo: Martin Larouche – superviseur, Charles Brassard – ingénieur, Pascal Tremblay – opérateur, Michel Gauthier – formateur, Claude Gilbert – Technicien, Marc-André Gaudreault – technicien, ont contribué à la réalisation du  projet de gestion des RCM-RCDL.